Combat libre

Le combat libre est un sport de combat complet associant pugilat et lutte  au
corps à corps, dans lequel les deux combattants peuvent utiliser de nombreuses
techniques. Selon les fédérations, sont autorisées des techniques de
percussion telles que coups de pied, de poing, de genou et de coude, des
techniques de projections et de soumission (grappling) et parfois certaines
techniques de percussions au sol. Les organisations les plus connues de combat
libre sont le Pride FC au Japon, l'UFC et Strikeforce aux États-Unis. Sport
considéré comme récent, le combat libre existe en réalité depuis fort
longtemps et on en retrouve des traces dans de nombreux arts anciens.

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A savoir ...

Le Pankration (pancrace grec) fut l'une des premières formes de sport de combat
à mains nues avec tout de même un minimum de règles. Il fut introduit aux
Jeux Olympiques en 648 avant JC. Le mot pankration est l'association du mot pan
signifiant « tout » et kratos  signifiant « puissances », décrivant bien le
sport, mélange de boxe et de lutte. Le sport n'a alors que deux règles, ne pas
mordre et ne pas frapper aux yeux, même si ces techniques sont autorisées chez
les Spartiates. Les rencontres ne prennent fin que lorsque l'un des adversaires
est inconscient ou se soumet en faisant signe de la main. Souvent, les
affrontements durent des heures et finissent parfois avec la mort d'un, voir des
deux combattants. Le pankration devint le sport le plus populaire aux jeux
Olympiques et dans la Grèce antique.

Les rencontres prenaient place dans une arène, surface carrée d'environ 12 à
14 pieds de côté. Un arbitre armé d'un bâton ou d'un fouet, veillait à
faire respecter les règles. Les techniques les plus souvent utilisées étaient
les coups de poing, de genou, de coude et de pied, les clés articulaires et les
étranglements. Les coups de pied aux jambes, à l'aine et au ventre étaient
fréquents. Même si les échanges debout existaient, la grande majorité des
combats se déroulaient au sol, où les prises de soumissions et les coups
étaient permis. Les pratiquants de pankration étaient réputés pour leurs
aptitudes et leur habilité au corps à corps. La strangulation était la cause
la plus commune des décès lors des combats.
Les Lutteurs, reproduction d'une statue de bronze du IIIe siècle, Uffizi,
Florence, Italie

Les athlètes de Pankration de la Grèce Antique, les pankratiasts
(παγκρατιαστές), devinrent des héros, et l'objet de nombreux
mythes et légendes. Arrichion, Dioxippus, Polydamas de Skotoussa ou Milon de
Crotone sont ceux qui ont laissé le plus de traces. On pense que même
Héraclès était pankratiast. Alexandre le Grand cherchait à les recruter en
tant que soldats, à cause de leur habileté légendaire au combat sans arme.
Lorsqu'il envahit l'Inde en 326 avant J.C., de nombreux pankratiasts
combattaient dans ses rangs. Ce pourrait être l'origine des arts martiaux
chinois, prenant souvent leur source en Inde à cette époque. Le Pankration est
la toute première forme de combat connue de ce qui deviendra plus tard ce que
l'on nomme maintenant les arts martiaux mixtes.

Le déclin du Pankration en Grèce, coïncidant avec la montée en puissance de
l'Empire romain, vit des sports plus réglementés, tels que la lutte et la
boxe, devenir les principales formes de combat en Occident, alors que les arts
martiaux traditionnels se développaient en Asie. Cette situation perdura au
cours de siècles, et était toujours présente en 1925, lorsque le combat libre
fit sa réapparition à Rio de Janeiro, au Brésil.