Kung fu

Kung-fu est en Occident le nom généralement donné aux arts martiaux chinois
externes comme internes, bien que l'on utilise rarement ce terme pour désigner
le taiji.

Ce terme, transcription de 功夫 (gōngfu) a été introduit en Europe dans les
années 1970 pour désigner les films chinois d'arts martiaux. Ce mot sonnait
mieux d'un point de vue phonétique et mnémotechnique à l'oreille des
Occidentaux. Les termes « gong » et « fu » traduits littéralement et
séparément ont une toute autre signification que "arts martiaux"
chinois. « gong » désigne la « maîtrise », le « perfectionnement » ou la
« possession d'un métier ». Le terme est à rapprocher d'un point de vue
sémantique de la notion d'artisan tel qu'il était usité en Europe au XIXe
siècle : ce terme désignait l'homme de métier qui par un apprentissage
auprès d'un maître acquérait cultures, techniques et savoir-faire. « Fu »
désigne les techniques en tant que contenu. On peut ainsi dire de quelqu'un
qu'il possède le « gong fu » en gastronomie, le « gong fu » en peinture, ou
le « gong fu » en musique, etc. On appelle également gongfu cha (功夫茶,
gōngfuchá) pour désigner l'art du thé.

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A savoir ...

L’origine des arts martiaux est attribuée à des nécessités
d'auto-défense, des activités de chasse et à la formation militaire dans
l'ancienne Chine. Le combat au corps à corps et la pratique des armes ont été
importantes dans la formation des soldats chinois. Les arts martiaux chinois
intégrèrent à leur pratique différentes philosophies et concepts,
élargissant ses objectifs de seule auto-défense vers des objectifs
d’entretien physique et finalement comme méthode d’éducation personnelle.
L'influence des idéaux martiaux dans la société civile se propagèrent
ultérieurement dans la poésie, la fiction littéraire, puis à notre époque
dans les films.

Selon la légende, le mythique Empereur Jaune aurait présenté les premiers
systèmes de lutte chinois. Célèbre général avant de devenir empereur de
Chine, il aurait écrit de longs traités sur la médecine, l'astrologie et les
arts martiaux.
Maquette pédagogique d'une compétition de Shuaijiao devant l'empereur et sa
cour à l'époque de la dynastie Qing.

Le shǒubó (手搏), pratiqué durant la dynastie Shang (XVIIIe-IXe avant notre
ère), et le xiang bo (similaire au sanda) dans les années 600 avant notre
ère, ne sont que deux exemples d'anciens arts martiaux chinois. En 509 avant
J.-C., Confucius aurait suggéré au duc Ding de Lu que les gens devraient
pratiquer les arts littéraires autant que les arts martiaux : ainsi, les arts
martiaux commencèrent à être pratiqués par des citoyens ordinaires, et plus
seulement par des militaires et des sectes religieuses. Un système de lutte
appelé juélì ou jiǎolì (角力) est mentionné dans le Classique des rites
(Li King) au Ier siècle av. J.-C. Ce système de combat inclut notamment des
techniques de frappe, de projection, de manipulation articulaire, et des
attaques des points vitaux. Le jiao di est devenu un sport durant la dynastie
Qin (221-207 avant J.-C.). Le Livre des Han (206-8 av. J.-C.) mentionne que
pendant la dynastie Han (206 av - 8 CE) existait une distinction entre un combat
sans arme intitulé shǒubó (手 搏), pour lequel des guides d’apprentissage
avaient déjà été écrit, et la lutte sportive, alors connue comme juélì ou
jiǎolì (角力). "Six Chapitres de Combat à main nue" étaient
mentionnés à la même époque dans le Han Shu I Wen Chih (Livre Han des arts),
mais ces chapitres furent perdus les siècles suivants.

La lutte est également documentée dans les Mémoires du Grand Historien de
Sima Qian (env. 100 avant J.-C.).

Une théorie de combat à main nue, incluant la présentation des notions de «
techniques dures » et « douces » serait exposée dans l'histoire de « la
jeune fille de Yue », dans les Annales des Printemps et des Automnes de
l’État de Lu (5ème s. av. J.-C.).

Sous la dynastie des Tang, des descriptions de danses d'épée ont été
immortalisées dans les poèmes de Li Bai. Sous les dynasties Song et Yuan, des
compétitions de xiangpu (un prédécesseur du sumo) étaient parrainées par
les cours impériales. Les concepts modernes d’arts martiaux ont été
entièrement développé par les dynasties des Ming et des Qing.

Les concepts associées aux arts martiaux chinois ont changé avec l'évolution
de la société chinoise et ont acquis au fil du temps une base philosophique.
Des passages dans le Tchouang-tseu, un texte taoïste, ont trait à la
psychologie et la pratique des arts martiaux. Tchouang-tseu, son auteur
éponyme, est considéré avoir vécu au 4e siècle avant notre ère. Le Tao Te
Ching, souvent attribué à Lao Tseu, est un autre texte taoïste qui contient
des principes applicables aux arts martiaux. Selon l'un des textes classiques du
confucianisme, Zhou Li (周礼), le tir à l'arc et la conduite des chars
faisaient partie des « six arts » (六艺, liu yi) de la de la dynastie Zhou
(1122-256 avant J.-C.), avec les rites, la musique, la calligraphie et les
mathématiques. L’Art de la guerre, écrit au VIe avant J.-C. par Sun Tzu,
traite de la guerre militaire, mais contient des idées reprises dans les arts
martiaux chinois.