Karaté

Le karaté (空手道, karate-dō?) est dit être un art martial japonais.
Cependant, l'origine est okinawaïenne (l'île principale de l'archipel des
Ryūkyū), qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon, au sud
de l'île de Kyūshū. En japonais, le kanji « kara » signifie le vide, et
plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la
technique et, par extension, la main  avec laquelle on la réalise. On traduit
donc souvent karaté littéralement par « la main vide ». Mais c'est une
erreur dûe à une mauvaise interprétation. "Dô" signifiant
"voie", "karate-dô" signifie "la voie de la main ET du
vide". La main étant utilisée plutôt qu'une arme pour des raisons
historiques liées à la naissance de cet art, et le vide étant représentatif
de l'angle sous lequel doit être abordée cette voie du combat. Cependant, à
l'origine, karaté était écrit avec les kanjis 唐手, qui signifient « boxe
chinoise » (« Tō-De », « la main de Chine »).

En 1935, à cause de la montée du nationalisme japonais, et aussi surtout à
cause de l'antagonisme sino-japonais, et pour faciliter la reconnaissance et la
diffusion du karaté, Gichin Funakoshi (voir ci-dessous) a remplacé ces kanjis
par l'orthographe actuelle, pour « gommer » l'origine chinoise, sacrifiant
ainsi à l'usage japonais du moment.

Source

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A savoir ...

En 480 ou 520, un moine nommé Bodhidharma quitta l’Inde pour s’installer
dans le temple de Shaolin dans le Nord de la Chine. Ce monastère de la petite
forêt (少林寺, shǎolín sì  en Chinois) situé à une vingtaine de
kilomètres au nord-ouest de Deng Feng, avait été créé au premier siècle de
notre ère par un certain Batuo, nommé le « Premier Ancêtre » et consacré
en 496 par l’Empereur Xiaowen (Chao Wen) des Wei du nord qui lui décerna le
titre de « Premier Monastère sous le Ciel ». Il s’agissait donc d’un
monastère déjà très connu avant l’arrivée de Bodhidharma.

Durant neuf ans et devant un mur, Bodhidharma décida de se livrer à la
méditation bouddhique. Cependant, au bout de trois ans de veille, le Prince
Bodhidharma se laissa aller au sommeil et rêva des femmes qu'il avait jadis
aimées. À son réveil, furieux de sa faiblesse, il s'arracha les paupières et
les enterra. Quelque temps plus tard, il observa que les paupières avaient
poussé, donnant naissance à un buisson qu'il n'avait jamais vu auparavant ; il
en grignota les feuilles, et s'aperçut qu'elles avaient la propriété de tenir
les yeux ouverts. Ses disciples chinois récoltèrent les graines ; ainsi
commença la culture du thé. Cette découverte lui permit de prolonger sa
méditation six longues années. Ce faisant il se mit à comprendre le langage
des fourmis et découvrit la vérité.

La tradition, toujours elle, affirme que ces bonzes, faméliques parce que mal
nourris, ne pouvaient supporter l’immobilité que leur imposait la
méditation. Bodhidharma se souvint alors de diverses formes gymniques, plus ou
moins guerrières, qu’il avait étudiées pendant son jeune âge sous la
direction de son père. Ce dernier était, en effet, en plus de sa fonction de
roi, un haut initié de la caste des Ksattriyâs et connaissait donc l’art du
combat, proche de ce qui est, actuellement en Inde, le Kalaripayat. Il mit donc
au point une méthode connue sous le nom évocateur de « Nettoyage des muscles
et des tendons, purification de la moelle et des sinus »..., le « Yijing
kingyi suijing », parfois écrit « I chin ching », méthode connue également
sous les dénominations de Shi Ba Lo Han She (Shih Pa Lohan Sho), et de Ekkinkyo
(Ekki Kin Kyo Jya) en Japonais.

Cette méthode mi-gymnique, mi-martiale fit couler beaucoup d’encre
puisqu’elle fut considérée par certains comme étant à l’origine même
des diverses pratiques martiales réputées du Monastère de la Petite Forêt...
donc de la plupart des arts martiaux chinois et, ce faisant des origines
profondes des arts martiaux japonais (Bujutsu et Budo).

L’enseignement de ces techniques a été et est toujours secret. Sa diffusion
a été possible lors de l’invasion du temple Shaolin qui a forcé les moines
à fuir dans toute la Chine et donc à diffuser ces techniques. De nos jours,
beaucoup de styles se disent toujours d’inspiration de Shaolin.

Bodhidharma serait le 28e descendant de Bouddha  et le fondateur du Chan (zen en
Japonais), bouddhisme influencé par le taoïsme et le plus répandu en Chine
(à l'exception du Tibet et de la Mongolie intérieure), enrichi par la culture
coréenne avant d'arriver enfin au Japon. Il diffusa son bouddhisme dans toute
la Chine.

La naissance des arts martiaux s'est faite dans une période d'échanges
constants avec la Chine, il y avait mélange permanent d'exercices physiques, de
récits mythiques et de philosophie.