Prestidigitation

L'illusionnisme est pratiquée le plus souvent par des artistes dans le cadre du
monde du spectacle. Le magicien s’est entraîné pour créer les illusions qui
leurrent nos sens : il fait apparaître et disparaître diverses choses, il
défie la gravité, transforme la matière, lit dans les pensées, voit dans
l’avenir. Avec ses astuces et son habileté, son adresse et son boniment, une
mise en scène théâtrale, un éclairage subtil ou un fond musical, le magicien
crée un contexte grâce auquel son trucage - au demeurant parfois fort simple
mais astucieux - devient stupéfiant au point de créer l’illusion qu’un
mystère vient de se produire sous nos yeux.

Source

retour à la catégorie Art du cirque



A savoir ...

Avant d'être appelée illusionnisme ou prestidigitation, cette discipline
était appelée tantôt physique amusante, tantôt escamotage.


La première carte du jeu de tarot de Marseille est le bateleur, représentation
du magicien, ancêtre de l’escamoteur devenu le prestidigitateur (jeu de Jean
Dodal, début xviiie siècle)
Escamotage 
Le nom d'escamotage pourrait venir de l'arabe escamote qui désigne une petite
balle de liège à laquelle on a donné plus tard le nom de muscade, à cause de
sa ressemblance avec ce fruit. Dans le principe, l'escamotage s'appliquait
uniquement aux gobelets1. Le praticien de l'escamotage est appelé escamoteur.
Physique amusante 
Utilisé au xixe siècle, quand les spectacles incluaient des démonstrations
d'effets physiques curieux récemment découverts, avec des aimants, des
lumières, etc.2
Prestigiateur 
Le mot « prestigiateur » (il est issu du latin et survit en italien dans le «
prestigiatore »), qui a existé en français jusqu'à la fin du siècle des
Lumières. Praestigiator, au xiie siècle, chez Jean de Salisbury, désignait un
prestidigitateur, un faiseur de tours, et il ajoute que l'on soupçonnait le
diable d'être l'auxiliaire de ces baladins : de là, plus tard, le glissement
de prestidigitateur à magicien3. Mais, en 1583, le concile provincial de Tours
l'utilise comme synonyme de magus (magicien).
Prestidigitation 
Le mot prestidigitation (de presto digiti qui signifie agilité des doigts) a
été créé par Jules de Rovère4, qui ne voulait pas indiquer sur son affiche
le mot d'escamoteur ou de physicien. Ce terme a supplanté le prestigiateur,
faisant perdre à la discipline sa référence au « prestige » antique pour ne
laisser qu'une référence à l'agilité des doigts
Aujourd'hui le mot prestidigitation ne peut définir à lui seul l'art de la
magie puisque cet art ne consiste pas seulement en la vitesse des doigts. La
réussite dans cet art se fait grâce à un ensemble de critères tels que la
manipulation, les accessoires, le timing : respect des temps forts et des temps
faibles, le boniment ou la musique, les fioritures, l'attitude (la personnalité
et l'originalité), le regard, le don de comédien…
Illusionnisme 
Dénomination plus récente, plus à même de rendre compte de la diversité de
cet art, puisqu'il cesse de mettre