Diabolo

Le diabolo est un instrument et une discipline de la jonglerie.

L’instrument est composé de manière générale de deux calottes en plastique
serties par un boulon à un axe métallique ou en teflon ayant la forme d’une
gorge de poulie. Il est le plus souvent accompagnés de deux baguettes en bois,
en aluminium, voire en fibre de carbone ou de verre qui permettent par effet de
levier de transmettre des forces importantes au diabolo. Les baguettes sont
reliées par du fil, le plus souvent en nylon et en kevlar pour les diabolos «
feu ». Parfois le fil est bouclé sur lui-même et le diaboliste n’a pas de
baguettes mais plutôt des gants.

C’est l’effet gyroscopique qui permet de maintenir le diabolo en rotation en
équilibre sur le fil.

Il existe des diabolos plus atypiques :

divers types de diabolos inflammables ou de diabolos lumineux ;
à une seule calotte, plus difficiles à manier et ressemblant à des toupies ;
dont l’axe est sur roulement à billes, à sens unique…

Source

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A savoir ...

L’origine du diabolo n’est pas connue. Il provient peut-être de Chine vers
4000 avant J.C.[réf. nécessaire] En France, il était connu jusqu’au xxe
siècle sous le nom de diable à cause du bruit qu’il produisait (ce
qu’évoque aussi l’expression « boucan du diable »). Le terme « bâton du
diable », qui désigne un autre instrument de jonglage, a sans doute la même
origine.

Le diabolo connaît plusieurs pics de popularité aux xixe et xxe siècles.
L’un d’eux est dû à une innovation technique de Gustave Philippart au
début du xxe siècle, innovation qui lui donne sa forme actuelle : deux cônes
reliés à leurs extrémités les plus fines par un axe.

Le mot « diabolo » semble avoir été inventé en 1906 par Charles Burgess
Fry, éditeur du magazine de sport The Outdoor Magazine. Fry était en contact
avec Philippart et était persuadé que le diabolo allait devenir un sport
important. Il connaissait l’appellation française diable et proposa diabolo,
jeu de mot sur le verbe d’origine grecque : διαϐάλλω (diabállô) ou
« lancer à travers ». Diabolo supplanta ensuite progressivement diable tandis
que le jeu lui-même perdait de la popularité.[réf. nécessaire]

Il n’a été remis au goût du jour que dans les années 1950. Son emploi
posait problème car il était considéré comme dangereux. C’est une petite
entreprise française située dans la banlieue de Vernon, les Établissements
Marault, qui relance le diabolo en utilisant le caoutchouc, ce qui ne le rendait
moins dangereux. Le diabolo fut alors nommé « Diavolux ». Chaque exemplaire
était testé pour vérifier son bon équilibre. Le brevet fut vendu à la fin
des années 1970 lorsque les propriétaires des Éts. Marault prirent leur
retraite.

Les diabolos actuels sont à l’origine du regain d’intérêt pour ce jeu.
Depuis les années 1980 on utilise deux diabolos simultanément et depuis le
début des années 2000 on peut en utiliser trois voire plus. L’utilisation de
la notation siteswap a permis d’inventer de nouvelles figures à plusieurs
diabolos. L’amélioration des formes ainsi que l’utilisation de plastique au
lieu de bois permet d’exécuter un plus grand nombre de figures. Les
diabolistes de tous niveaux se retrouvent régulièrement lors de rassemblements
de jonglerie appelés convention.