Clown

Le mot « clown » (API /klun/), emprunté à l'anglais, vient du germanique
klönne signifiant homme rustique, balourd, depuis un mot désignant, à
l'origine, une motte de terre. En anglais, on trouve aussi clod et clot,
signifiant aussi bien motte que balourd, plouc. Le mot anglais clown a d'abord
désigné un paysan puis un rustre. Au xvie siècle il est passé dans le
vocabulaire du théâtre pour désigner un bouffon campagnard.

Même s'il tire sa filiation de personnages grotesques anciens, notamment ceux
de la Commedia dell'arte, le clown proprement dit est une création relativement
récente. Il apparaît pour la première fois en Angleterre au xviiie siècle,
dans les cirques équestres. Les directeurs de ces établissements, afin
d'étoffer leurs programmes, engagèrent des garçons de ferme qui ne savaient
pas monter à cheval pour entrecouper les performances des véritables
cavaliers. Installés dans un rôle de serviteur benêt, ils faisaient rire
autant par leurs costumes de paysans, aux côtés des habits de lumière des
autres artistes, que par les postures comiques qu'ils adoptaient, parfois à
leur dépens.

Les clowns suivaient le mouvement des numéros présentés, en les caricaturant
pour faire rire (le clown sauteur, le clown acrobate…). Ce personnage évolua
pour devenir de moins en moins comique : distingué, adoptant des vêtements aux
tissus nobles et de plus en plus lourds avec l'emploi des paillettes, il fit
équipe avec l'auguste. Ce dernier devint le personnage comique par excellence,
le clown servant de faire-valoir. C'est la configuration que l'on connaît
aujourd'hui. L'auguste prit peu à peu son autonomie, quand certains trouvèrent
le moyen de faire rire la salle sans avoir besoin du clown pailleté. L'auguste
s'imposa alors en tant qu'artiste solitaire, proposant parfois à un spectateur
de lui servir de partenaire.

Le clown peut porter un pseudonyme inspiré du langage enfantin (en langue
française, l'utilisation du redoublement de syllabe ou de sons est ainsi
courant), comme Jojo, Kiki, etc.

Source

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A savoir ...

Le clown blanc, maître de la piste, apparemment digne et sérieux, est le plus
ancien type de clown. L'auguste au nez rouge, personnage loufoque et grotesque,
a fait son entrée vers 1870. Avec les trios de clowns, créés au début du xxe
siècle, est apparu le contre-pitre, le clown qui ne comprend jamais rien.


L'auguste
Le clown blanc, vêtu d'un costume chatoyant et sérieux, est, en apparence,
digne et autoritaire. Il porte le masque lunaire du Pierrot : un maquillage
blanc, et un sourcil (plus rarement deux) tracé sur son front, appelé
signature, qui révèle le caractère du clown. Le rouge est utilisé pour les
lèvres, les narines et les oreilles. Une mouche, référence certaine aux
marquises, est posée sur le menton ou la joue. Le clown blanc est beau,
élégant. Aérien, pétillant, malicieux, parfois autoritaire, il fait valoir
l'auguste, le met en valeur.
L'auguste porte un nez rouge, un maquillage utilisant le noir, le rouge et le
blanc, une perruque, des vêtements burlesques de couleur éclatante, des
chaussures immenses ; il est totalement impertinent, se lance dans toutes les
bouffonneries. Il déstabilise le clown blanc dont il fait sans cesse échouer
les entreprises, même s'il est plein de bonne volonté. L'auguste doit
réaliser une performance dans un numéro au cours duquel les accidents
s'enchaînent. Son univers se heurte souvent à celui du clown blanc qui le
domine.
Le contre-pitre est le second de l'auguste et son contre-pied. « Auguste de
l'auguste », c'est un clown gaffeur qui ne comprend rien, oublie tout, et dont
les initiatives se terminent en catastrophes, relançant les rires.